À propos
« Entreprendre un travail sur soi, c'est poser un autre regard sur soi-même et se réveiller chaque matin en aimant ce que l'on est. »

Une volonté d'infléchir le cours de sa vie
Simone Moulaï est née le 7 janvier 1966 à Sérifontaine, en France, issue de parents d'origine kabyle.
Simone Moulaï a été une enfant profondément marquée psychologiquement par la maltraitance, développant un profond sentiment de dépossession de son être et d'empêchement dans son devenir.
Comme de nombreuses familles de harkis, ses parents ont connu le traumatisme de la guerre, le déracinement, l'arrachement à leur terre natale, la perte de leurs repères et les difficultés d'une reconstruction dans un pays où tout était à réinventer.
Les blessures du traumatisme, l'exil et les silences qui les ont entourés sans être mis en mots, ont profondément marqué l'histoire familiale.
La France fut pour ses parents une terre d'accueil où ils eurent le sentiment d'être maintenus à l'écart et insuffisamment reconnus dans leur histoire et leur sacrifice.
Entre deux rives, entre deux appartenances, ils portèrent le poids d'un exil dont les blessures ne furent jamais véritablement cicatrisées.
Sa mère, dépressive, souffrait de graves fragilités psychiques, son père, prisonnier de ses propres blessures, sombra dans l'alcool.
La violence et la maltraitance se sont installées au cœur du foyer et ont marqué durablement son enfance.
Dans cet environnement, Simone Moulaï a ressenti le sentiment de ne pas être reconnue dans sa subjectivité propre, comme si elle avait été dépossédée d'une part d'elle-même.
Très tôt, Simone Moulaï fut confrontée à la question du déterminisme et à la manière dont l'histoire familiale vient peser sur les destins individuels.
Après avoir fui sa famille et le foyer où elle fut placée à l'âge de quinze ans, elle fit ses humanités dans la rue, cette école de la vie où se côtoient parfois les réalités les plus sombres et les plus violentes.
Pourtant, au cœur de ce parcours, une passion ne la quittera jamais.
Depuis son plus jeune âge, Simone Moulaï a nourri un amour profond pour les livres, et plus particulièrement pour la psychologie et la littérature.
Dans un environnement marqué par la violence, les livres lui offrirent un refuge, un espace de liberté et un monde à elle.
Les livres furent bien davantage qu'un refuge, ils lui sauvèrent la vie. C'est tout naturellement que cet engouement la conduisit à entreprendre des études littéraires, puis une formation de diététicienne et d'esthéticienne.
Ce parcours lui a permis de se reconstruire, de former des jeunes vers une qualification professionnelle et d'accompagner ses clients à mieux accepter leur image et à retrouver confiance en eux.
Son écoute et sa sensibilité contribuèrent profondément à façonner la psychanalyste-thérapeute qu'elle est aujourd'hui.
Très tôt, elle fut sensibilisée à l'importance du regard porté sur soi, à la souffrance souvent dissimulée derrière les apparences, mais aussi au pouvoir de transformation que recèlent les épreuves lorsqu'elles peuvent être reconnues, traversées et mises en mots.
Elle prit également conscience du poids des déterminismes sociaux, lorsque l'on vient au monde, on hérite d'une histoire, d'un milieu et de conditions qui influencent profondément une existence.
Pourtant, sa plus grande liberté fut de ne jamais s'y réduire.
Tout au long de son parcours, elle choisit de questionner ces déterminismes plutôt que de les subir.
De ce qui aurait pu n'être qu'une histoire de souffrance, elle fit une réflexion, une liberté et une voie singulière.
Elle ne se définit pas par les épreuves qu'elle a traversées, mais par ce qu'elle en a fait.
Grâce à ce cheminement, elle est devenue la psychanalyste-thérapeute qu'elle est aujourd'hui, engagée auprès de celles et ceux qui souhaitent mieux comprendre leur histoire, se dégager des répétitions qui les entravent et trouver leur propre voie pour devenir des sujets libres.
À 38 ans, ses béquilles se sont effondrées rattrapée par son passé.
En apparence, tout allait bien.
Elle était une femme soignée et souriante.
Mais derrière cette façade, elle tentait de dissimuler une estime de soi profondément altérée, une tristesse, une demande d'amour et cherchant par tous les moyens à faire disparaître ses angoisses, sa peur, le vide de sa solitude, le tourment insupportable de ses obsessions et de ses phobies.
Elle trouva un soulagement éphémère dans l'alcool.
Longtemps, elle fit semblant en composant avec son histoire, mais il arrive un moment où le psychisme et le corps ne peuvent plus.
L'itinéraire d'une future psychanalyste
De 1989 à 1995, Simone Moulaï a entrepris une première psychothérapie avec Marie-Antoinette Callendreau, et autres démarches thérapeutiques porteuses de guérison miraculeuse.
Elle a également participé à plusieurs séminaires de Jacques Salomé.
Elle à certe approfondi sa réflexion grâce à de nombreuses lectures de différents courants de pensée afin de comprendre et d'analyser l'orgine de sa souffrance (le noyau pathogène).
Cette quête l'a profondément enrichie, mais elle n'a pas pour autant apaisé ce qui, au plus profond d'elle, demeurait en souffrance.
En 2004, à l'âge de 38 ans, Simone Moulaï a entrepris une psychanalyse avec Marie-Christine Verger, analyse qu'elle poursuivra avec deux autres analystes.
Avec le recul, elle considère que cette rencontre avec la psychanalyse est arrivée tard dans son parcours, même si elle est survenue au moment où elle était enfin prête à s'y engager pleinement.
Un an et demi plus tard, Marie-Christine Verger a pris sa retraite et l'a orientée vers Philippe Deves et Yvette Selles-Lagorge. En raison du conflit vécu avec sa mère, elle a choisi de poursuivre son analyse avec Philippe Deves, auprès de qui elle est restée trois ans et demi. Cette période a été particulièrement éprouvante et l'a finalement conduite à interrompre cette analyse.
Simone Moulaï a ensuite poursuivi son parcours analytique auprès d'Yvette Selles-Lagorge, psychanalyste reconnu pour sa pratique clinique à Limoges.
Cette analyse qui dura huit ans constitua une étape essentielle de son parcours. À l'occasion du départ à la retraite de Madame Yvette Séllès-Lagorce, leur relation évolua vers une profonde estime réciproque qui se prolongea au fil d'échanges épistolaires.
Durant cette période, elle participait également à un groupe d'études de la Bibliothèque freudienne de Limoges. C'est dans ce cadre qu'elle a entendu parler, pour la première fois, du docteur Juan-David Nasio.
Elle l'a d'abord rencontré à travers ses livres. Leur lecture a profondément nourri son désir de devenir psychanalyste et l'a naturellement conduite à assister à ses séminaires, puis à intégrer son école, le Séminaire psychanalytique de Paris.
Peu avant leur première rencontre, le 9 mai 2023, elle lui a adressé une longue lettre dans laquelle elle lui racontait son histoire, son parcours et les raisons de sa démarche. Elle lui écrivait qu'avant d'occuper pleinement une position de psychanalyste, elle ressentait la nécessité d'aller jusqu'au terme de son propre cheminement analytique. Elle avait besoin de traverser sa souffrance afin qu'elle ne fasse plus obstacle à son écoute de l'autre.
Afin de mener son analyse à son terme, conformément à l'exigence formulée par Sigmund Freud puis reprise par Jacques Lacan, selon laquelle tout psychanalyste doit avoir lui-même traversé et élaboré ses propres conflits psychiques avant de pouvoir accueillir et entendre la souffrance de ses patients, Simone Moulaï prit alors contact avec le docteur Juan-David Nasio afin de poursuivre et d'achever son analyse didactique et d'accéder à la position de psychanalyste.
Le mardi 9 Mai 2023 une rencontre déterminante dans son parcours de psychanalyste
Être accueillie par le Dr Juan-David Nasio pour poursuivre sa formation d'analyste et de bénéficier de sa supervision constitua pour Simone Moulaï un immense honneur et un privilège.
Cette rencontre marqua une étape importante dans son parcours de psychanalyste. Elle enrichit sa formation clinique et consolida sa pratique clinique.
Après avoir été analysée puis formée par le Dr Juan-David Nasio, Simone Moulaï a eu l'immense privilège de poursuivre son parcours à ses côtés.
Aujourd'hui, le Dr Juan-David Nasio continue de l'accompagner en assurant sa supervision en tant que psychanalyste.
La persévérance d'un combat et d'un engagement
De son histoire, Simone Moulaï a fait quelque chose de fécond.
Aujourd'hui, son engagement est d'accompagner chaque patient vers une compréhension de son histoire et de ses blessures, afin qu'il puisse devenir libre, sujet de lui-même et heureux d'être ce qu'il est.
Parce qu'un traumatisme du passé, élaboré et transformé, devient une ressource précieuse pour comprendre la souffrance de l'autre, aujourd'hui, Simone Moulaï met son parcours analytique, son expérience clinique et son engagement au service de ses patients.
Son parcours et sa formation
En parallèle de son travail analytique et dans son prolongement Simone Moulaï a poursuivi son parcours en approfondissant sa formation à travers des enseignements, des séminaires et une réflexion clinique continue.
2004 : Étude des textes psychanalytiques à la Bibliothèque freudienne de Limoges.
2005 - 2006 : Membre de l’Association lacanienne internationale de Poitiers.
De septembre 2014 à fin juin 2015 : Cursus universitaire à Limoges consacré à la théorie et à la pratique psychanalytiques à travers l’étude de plusieurs courants psychanalytiques.
Depuis 2016, Simone Moulaï poursuit son parcours de formation en participant aux séminaires d’enseignement psychanalytique du docteur Juan-David Nasio.
Depuis septembre 2019, elle est membre du Séminaire psychanalytique de Paris, où elle étudie les textes fondamentaux et la pratique des cas cliniques aux côtés d’autres collègues analystes.
Depuis mai 2023, parallèlement à son enseignement, Simone Moulaï a entrepris une analyse didactique à Paris auprès du docteur Juan-David Nasio, dans une démarche de formation et de supervision vers cette position de psychanalyste-thérapeute, conformément à la déontologie et à l’éthique de la pratique analytique et thérapeutique.
UN PARCOURS SINGULIER
Aujourd'hui, forte de son parcours de vie et de son expérience clinique, Simone Moulaï, psychanalyste thérapeute, accompagne ses patients dans la compréhension de leur souffrance psychique et l'émergence d'une prise de conscience, leur permettant de cheminer sur la voie de la guérison.
Les mots pour se dire
Simone Moulaï
Psychanalyste – Thérapeute contemporaine
Sur rendez-vous
06 63 53 68 96
38 avenue Saint-Éloi
87000 Limoges
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